Chapitre 28 (fiction 1)




Après avoir ouvert la porte, Emma s'est tournée vers Maxime, Yuri et moi en souriant. Aucun de nous trois n'avait bougé pendant qu'elle avait agi. Chacun s'était contenté de la regarder sans réellement comprendre ce qu'elle avait cherché à faire. Elle nous dit que puisque la porte était désormais ouverte nous pouvions entrer à l'intérieur. Ma demi-s½ur accompagna ses paroles de gestes et s'approcha de moi pour me prendre la main et ainsi m'entraîner dans la maison sans que je puisse réagir. L'intérieur de cette bâtisse se retrouvait entièrement plongée dans le noir. Aucun meuble n'avait été installé. Il n'y avait aucune trace ni d'objets décoratifs ni d'affaires permettant de rendre la petite maison véritablement habitable. Après les travaux de reconstruction, cet endroit s'était complètement transformé. Il n'avait plus rien à voir avec l'endroit que j'avais connu lorsque j'avais été enfant. J'avais du mal à reconnaître le lieu où j'avais grandi. Une fine couche de poussières recouvrait le sol et à chaque pas que nous faisions un léger nuage de poussières se formait. J'entendais le parquet grincer de manière si bruyante que j'avais peur qu'il cède sous notre poids. Les murs avaient l'air de bien tenir malgré le nombre d'années qui ont passée. En contre-partie, ils semblaient également très fins et ils ne pourraient sûrement pas résister à des coups trop violents. Toutes les pièces du rez-de-chaussé se trouvaient dans le même état et, même si nous l'avons pas vu, cela devait également être le cas pour celles de l'étage.


Cela faisait maintenant quelques heures que Yuri nous avait tout avoué. Emma, Maxime et moi étions tombés d'accord sur le fait que cette fugue ne pouvait pas durer mais malheureusement aucun d'entre nous n'avait suffisamment de courage ou d'audace pour aller expliquer la situation au père du garçon ou à un autre adulte. Du moins pour l'instant. Nous avions aussi décidé que si nous ne parvenions pas à raisonner rapidement Yuri nous serions bien obligés d'en parler à quelqu'un. Demain après-midi était la limite que nous nous étions imposés pour essayer de résoudre ce problème. J'étais désormais allongée sur le lit installé dans ma chambre d'hôpital. Je voyais la nuit tomber petit à petit mais je n'arrivais pas à trouver le sommeil. Je me demandais encore si nous avions pris la bonne décision en choisissant de ne rien dire sur la fugue de Yuri. Peut-être que nous aurions dû aller en parler à son père. Je ne me souvenais pas de m'être déjà sentie autant coupable. Même si mon corps restait immobile, toutes mes pensées et mes craintes se bousculaient sans cesse dans ma tête. A chaque fois que je parvenais à fermer les yeux, j'étais assaillie par la vision de la petite bâtisse tombant en ruines et je les rouvrais presque en sursaut. Malgré tous mes efforts je n'arrivais pas à me débarrasser de mes doutes, au contraire j'avais l'impression que j'y pensais plus ils grandissaient en mon être. Je voyais les minutes, puis les heures, passer à grande vitesse mais je ne réussis à m'endormir qu'au moment où je commençais à apercevoir les premiers rayons de Soleil à travers la fenêtre.


Quand je me suis réveillée, quelques heures plus tard, je luttais pour ne pas ouvrir les yeux. Ce court sommeil n'avait pas pu m'apaiser entièrement même si je devais reconnaître que mon c½ur se desserrait petit à petit. J'inspirai longuement avant de me résoudre à me lever de mon lit. Dehors on pouvait voir un ciel nuageux et gris promettant une journée triste et sans Soleil. Le vent soufflait si fortement que je l'entendais à travers la vitre et les arbres semblaient sur le point de tomber face à la violence de ses rafales. L'orage qui se préparait depuis quelques jours était peut-être prêt à éclater aujourd'hui. Je détournai rapidement mon attention de la fenêtre par laquelle je voyais ce temps triste pour me changer et me préparer.

Une dizaine de minutes s'écoulèrent avant je n'eus terminé. Je n'arrivais pas à rester tranquille alors, après avoir enfilé une veste, je sortis du bâtiment. Une fois à l'extérieur, l'air frais remplis directement mes poumons en me faisant frissonner. De plus à chacune de mes respirations, je voyais un petit nuage de buée se former. Malgré tout, je commençai à avancer sans vraiment faire attention au froid.

Tags : fiction 1 - une dernière année - chapitre 28

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Comments :

  • fanficandosARCV

    16/04/2017

    C'est dangreux elle peut tomber malade

  • steanne

    29/10/2016

    Lire-est-une-passion wrote: "tu écrit trop trop bien!!!"

    Merci c'est trop gentil! ^^

  • Lire-est-une-passion

    28/10/2016

    tu écrit trop trop bien!!!

  • steanne

    28/10/2016

    Juju-Otaku wrote: "Whouaaaaaaaa c'est biiien decriiiit ^^"

    Merciiii ça me fait plaisir ^^

  • Juju-Otaku

    28/10/2016

    Whouaaaaaaaa c'est biiien decriiiit ^^

  • steanne

    28/10/2016

    Le-Trio-ILR wrote: "De rien et ne t'inquiete pas je suis certaine que ça va etre top ^-^"

    Merci ^^ en tout cas je vais faire de mon mieux!

  • Le-Trio-ILR

    28/10/2016

    De rien et ne t'inquiete pas je suis certaine que ça va etre top ^-^

  • steanne

    28/10/2016

    Le-Trio-ILR wrote: "Youpi je suis toute contente de découvrir ce chapitre ^-^ Rien à redire, tout est bien tant au niveau de la description que des sentiments. Hâte de voir la suite :)"

    Merci c'est gentil ^^ je suis contente que la description soit bien faite et que les sentiments soient présents ^^
    J'espère que la suite te plaira! :)

  • Le-Trio-ILR

    28/10/2016

    Youpi je suis toute contente de découvrir ce chapitre ^-^ Rien à redire, tout est bien tant au niveau de la description que des sentiments. Hâte de voir la suite :)

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