Chapitre 43 (fiction 1)

Chapitre 43 (fiction 1)

Le sourire aux lèvres, je reculai calmement en faisant des mouvements de la main pour remercier la centaine de spectateurs qui frappaient dans leurs mains et dont certains s'étaient même levés. Je rejoignis l'ensemble des participants dissimulés derrière le lourd rideau rouge. Quelques uns e félicitèrent tandis que d'autres me jugeaient du regard en gardant des visages durs et froids. Malgré cette attitude presque orgueilleuse à mon égard, je ne perdis pas ma bonne humeur, étant encore sous l'effet de l'euphorie ressentie sur scène. Depuis le banc où elles étaient installées, Tara et la fille avec laquelle je m'étais entraînée dernièrement me firent signe de m'approcher. J'hochai la tête en le remarquant et allai m'asseoir à côté d'elles. La plus âgée des deux me prit par les épaules et me secoua légèrement.

« - Dis-moi, tu n'aurais pas été stressée avant de commencer, par hasard ?
- Ça se voyait tant que ça ? , ris-je doucement.
- Oh que oui, renchérit-elle en m'imitant, mais bon, il faut avouer que tu as bien géré la suite !
- Moi, je t'ai trouvé génial, intervint la rose dont les yeux brillaient de joie.
- Merci.
- Oh, d'ailleurs, s'exclama une nouvelle fois notre aînée en me lâchant, tu as vu dans le jury ? Il est là !
- En fait... je n'ai absolument pas regardé les juges... J'ai... heu... oublié. » avouai-je.

Les deux jeunes filles furent quelque peu surprises mais ne firent aucun commentaire. Elles se contentèrent de m'indiquer les trois adultes assis les uns à côté des autres en lâchant qu'il n'était jamais trop tard pour bien faire. Mon ancienne coéquipière me souffla de me concentrer sur celui du milieu. Le banc sur lequel nous nous trouvions était installé de manière à ce que, même assis, on puisse voir une partie de la patinoire. Je n'avais donc pas à me déplacer mais ce que je vis m'étonna tant que je préférai me lever pour en être sûre. Entre une femme tirée à quatre épingles et un petit homme au visage sévère se tenait un autre homme, plus grand, aux yeux bleus inexpressifs et aux cheveux noirs coupés d'une étrange manière. tara avait dû être mise au courant de ce qu'il s'était passé avec cet inconnu ayant disparu après m'avoir conseillée car elle m'expliqua qu'il s'appelait Brian Warner et qu'il était patineur professionnel. La rose semblait savoir beaucoup de choses sur lui ce qui me laissait croire que cette personne possédait un talent indéniable et faisait parler de lui. Cette hypothèse fut confirmée lorsqu'elle m'apprit qu'il avait de grandes chances de détenir le record du patineur dont la carrière avait décollé le plus vite. Je n'en revenais pas.

Un défilé de chorégraphie s'en suivit. Dès qu'un candidat quittait la surface de glace, un autre était interpellé pour prendre sa place. Différents styles se succédaient à une allure folle. Nous avions droit à du jazz, du rock, du classique, de la pop et encore d'autres dont les noms m'étaient inconnus. Le hasard avait voulu que les deux jeunes filles à mes côtés doivent passer l'une après l'autre. Tara se leva la première. Elle paraissait calme et sereine. Sa chorégraphie était également à cette image. Elle se déplaçait avec tant de légèreté qu'on pouvait croire qu'elle était poussée par le vent. Elle allait d'un bout à l'autre de la scène avec l'agilité et l'élégance d'un papillon. Mais, le plus étonnant restait le fait qu'elle ne se contentait pas de glisser et de sauter. En effet, il lui arrivait de lever le pied et de se mettre à marcher sur la glace comme une fée l'aurait fait sur l'eau. Elle fut époustouflante et la fille qui lui succéda récolta autant d'honneur. Malgré les dizaines de fois auxquelles j'avais assisté à sa prestation, j'eus le souffle coupé lorsque celle-ci s'acheva. De nombreuses personnes passèrent après  elles mais aucune ne me fit vibrer comme elles l'avaient fait. A mes yeux, la compétition se jouerait principalement entre elles deux. Cependant, il m'était impossible de deviner ce que pensait le jury. Les visages de ses membres persistaient à être de glace et aucune émotion n'y était lisible.

L'après-midi passa à une allure folle. L'horloge murale affichait 19h20 au moment où le dernier participant quitta la scène. Les juges bénéficiaient d'un délai de dix minutes afin de délibérer avant d'annoncer le classement. Pendant ce temps, les participants et les spectateurs étaient libres de se déplacer pour accéder au buffet tenu par les gérants du bâtiment. C'était d'ailleurs la raison qui nous avait poussé à nous lever. Quand le présentateur avait révélé la présence d'un buffet, les deux candidates, qui m'accompagnaient à travers la foule à sa recherche, m'avaient avoué mourir de faim tandis que, moi, j'avais soif. Alors que nous le trouvions enfin, des pas précipités se firent entendre. Comme ils se rapprochaient, je dirigeais mon regard dans la direction d'où ils me semblaient venir. La seule chose que je pus voir fut qu'une tornade de cheveux blonds tressés me percutait de plein fouet en riant. Sous l'impact, je tombai sur le sol, tout comme Emma, avant de rire avec elle.

« - Tu es fatiguée, on dirait, me dit-elle quand nous nous fûmes relevées et qu'elle ait salué les deux filles qui s'étaient amusées de la situation.
- Un peu.
- En plus, tu es toute pâle.
- Le stress ? » proposai-je en souriant nerveusement.

Nous reprîmes notre chemin en entendant le ventre de la rose crier famine. Celle avait d'ailleurs baissé la tête, gênée. Cependant, il me semblait qu'elle évitait le regard d'Emma et n'ouvrait la bouche que pour répondre aux questions qu'on lui posait. Etant l'amie de Liza, il était compréhensible qu'elle se sente mal à l'aise face à ma demi-sur. Cette dernière dut le remarquer car elle lui sourit chaleureusement en lui demandant comment elle avait eu l'idée d'un certain pas qui avait beaucoup plu à la blonde. Tara eut un sursaut de surprise et garda le silence durant les quelques secondes qu'il nous fallut afin de nous servir et d'aller nous installer dans un coin. Ne sentant plus mes jambes, je me laissai glisser contre le mur et m'assis à même le sol, bientôt imitée par les autres. La fille aux yeux bleus soupira légèrement avant de finalement donner une explication à Emma qui l'écoutait d'un air attentif.

Lentement, la conversation reprit sa place dans notre groupe de quatre mais on devinait facilement que la pression gagnait encore du terrain en chacune d'entre nous. Si les divers présentations m'avaient paru n'avoir duré qu'une poignée de minutes, le temps de réflexion du jury m'apparaissait comme étant la plus longue attente de ma vie. Quand la voix du présentateur retentit afin d'annoncer que les résultats allaient être donner, mon sang ne fit qu'un tour. J'observai les trois personnes m'entourant se remettre debout d'un geste lent sans parvenir à les suivre. Je restais à terre, incapable de mobiliser le moindre muscle de mes jambes. Je dus leur donner plusieurs coups relativement légers avant qu'elles ne se réveillent suffisamment pour que je puisse espérer me lever. Silencieuse et souriante, Emma m'avait regardé faire sans réagir mais ses yeux exprimaient toute l'incompréhension et tous les doutes qui la secouaient intérieurement. Elle me tendit une main et m'aida à me remettre debout avant de repartir parmi les spectateurs. En quelques secondes, chacun retrouva sa place. Le public remplissait de nouveau les gradins, les trois juges n'avaient pas bougé et étaient toujours derrière leur long bureau, tous les participants étaient réunis sur la glace et chaque membre du personnel avait retrouvé son poste. Après une brève introduction de la part du commentateur, le jury entier se redressa et s'avança jusqu'à n'être qu'à un mètre de nous. Puisqu' nous étions disposés de manière à ce que tous les candidats puissent être vu, ils nous observèrent chacun notre tour. Finalement l'unique femme des trois mit fin à ce moment lourd et tendu en se prononçant d'une voix forte.

« Vous tous nous avez montré des choses incroyables, des choses auxquelles nous ne nous attendions pas. Nous avons réellement été agréablement surpris par vos chorégraphies. Cependant, seul l'un d'entre vous peut se placer sur la plus haute marche du podium. Cette personne est mademoiselle Tara Hambers. Suivie de très près par mademoiselle Séléna Kiraoshi puis par monsieur Arthur Mirao. ».

Ses paroles furent accueillies par de nouveaux applaudissements, ce qui lui arracha un sourire. Elle vint elle-même nous remettre des médailles pendant que le petit homme clamait la suite du classement. Cela ne prit pas plus de dix minutes. L'événement fut clôturer et des personnes commencèrent à quitter le bâtiment. Je félicitai Tara pour sa victoire et la quittai pour aller chercher mes affaires dans les vestiaires. Avant d'ouvrir la porte, je me retournai afin de lui lancer un dernier regard mais j'abandonnai cette intention lorsque je le vis dans les bras de deux adultes devant être ses parents.

Une fois assise dans la salle close, je retirai mes patins et les rangeai avant d'enfiler les baskets que j'avais portées en arrivant. J'aurais pu me changer mais je n'en avais plus la force. Le monde dansait sous mes yeux et me corps marchait au ralentit. Je plaçai toutes mes affaires dans mon sac et sortis rejoindre Emma. Elle ne fut pas difficile à repérer car, pendant que toutes les personnes ayant été dans le public s'éloignaient des gradins, elle restait assise à la même place qu'elle avait occupé durant tout le concours. Quand elle me remarqua, elle tapota la place libre à sa droite. J'obéis à sa demande silencieuse et m'y installai. Machinalement, ma tête se posa sur l'épaule de ma meilleure amie tandis que mon sac m'échappa des mains. Elle me demanda si j'étais contente. J'hochai seulement la tête en esquissant un fade sourire, incapable de répondre d'une autre manière. Je ne sus pas combien de temps nous persistâmes à ne pas bouger. J'entendais la jeune fille aux cheveux blonds me rassurer sur le fait que j'allais rapidement progresser pour terminer première lors d'une prochaine compétition. Pourtant, sa voix se faisait de plus en plus faible et lointaine. Instinctivement, je fermai les yeux pour ce qui me sembla durer un court instant. Mais, lorsque je les rouvris, tout avait changé. Au lieu d'être calée contre ma sur dans les gradins de la patinoire, je me retrouvais allongée dans un lit situé au beau milieu d'une pièce aux murs blancs. Je tentai de me redresser mais me ravisai en sentant non seulement quelques douleurs mais aussi des pressions au niveau de mon cou, de mes bras et de la partie inférieur de mon visage. Je repris ma position initiale et portai prudemment ma main droite à mes lèvres. Comme je le pensais, elle ne put pas atteindre son but et fut stoppée par une paroi de plastique. Celle-ci s'étendait jusqu'à à mon nez et remontait afin de s'accrocher à mes oreilles. Plusieurs conduits s'échappaient du masque ainsi formé et allaient se perdre dans une machine que je ne pouvais pas voir. En levant cette même main au-dessus de mes iris marron, je notai deux choses. La première était que je portais encore mon gant et la seconde portait sur le fait qu'un cathéter se trouvait à mon poignet. Alors que je comprenais enfin ce que tout cela impliquait, des larmes se mirent à couler sur mes jours et mon bras retomba lourdement sur le lit. Les gémissements de tristesse qui sortaient de ma bouche étaient étouffées par le cache la couvrant.

La salle était très simple. Elle ne comportait qu'une seule fenêtre et une unique porte faisant office d'ouvertures. En dehors du lit sur lequel je me situais, il n'y avait aucun meuble qui aurait pu apporter un semblant de sentiment de réconfort. Les seuls objets qui remplissaient le reste de l'espace inoccupé se trouvaient être des appareils médicaux. Certains émettaient des signaux sonores aiguës et réguliers tandis que d'autres se chargeaient de me transmettre divers produits et assistances par le biais de leurs conduits me reliant à eux. La porte s'ouvrit dans un grincement sinistre et je tournai doucement mon visage, où des traces de larmes perduraient, vers celle-ci. Ce fut sans grande surprise que je découvris qu'un homme en blouse blanche accompagné d'une jeune fille blonde aux yeux verts entraient dans la pièce. Si je reconnus rapidement ma demi-sur, l'homme, lui, m'était inconnu même s'il y avait de grandes chances qu'il soit médecin. Dès qu'il remarqua que j'étais réveillée, il abandonna Emma sur le pas de la porte pour s'approcher de moi.

« Bonjour mademoiselle, je pense que c'est déjà une bonne chose que vous ayez émergé de votre sommeil. Restez calme et ne bougez pas. Je vais simplement vous poser quelques questions et voir comment réagit sans la respiration artificielle, d'accord ? Tout d'abord, avez-vous oublié ce qu'il s'était passé avant que vous ne vous évanouissiez ? Sentez-vous votre corps ? Des douleurs ? Avez-vous envie de vous rendormir ? ».

Lorsque j'essayai d'entrouvrir la bouche pour répondre, aucun son ne fut émis. Je me résignai à utiliser des gestes pour me faire comprendre. Je secouai donc trois fois la tête de gauche à droite pour ensuite la mouvoir de haut en bas car ma réponse changea pour la dernière question. Tout en observant mes mouvements, le docteur fit des réglages sur l'une des machines. Soudainement, je me mis à suffoquer. L'air ne parvenait plus à mes poumons et je tentais vainement de changer cela. Paniqué, l'homme habillé de blanc réactiva l'appareil et l'afflux d'oxygène débuta, mettant fin à mes inutiles efforts. La gorge nouée et la peur au ventre, je le regardai se diriger vers ma meilleure amie et lui dire qu'elle pouvait rester avec moi le temps qu'il aille récupérer quelques papiers et passe à l'accueil demander à ce qu'ils appellent mes parents. Emma acquiesça doucement et s'avança à son tour. Dès l'instant où elle fut à mon niveau, elle glissa l'une de ses mains dans la mienne et posa l'autre sur mon épaule. Mille questions me brûlaient les lèvres mais je ne pouvais en formuler aucune. Cela n'eut pas l'air de déranger Emma qui commença à parler d'elle-même comme si elle devinait chacune de mes interrogations.

« Tu es inconsciente depuis hier soir, murmura-t-elle, il doit être à peu près 20h. Oui, j'ai quelque chose à te raconter et je vais le faire, ne t'en fais pas. Mais avant... ça va aller pour toi, hein ? Tu vas vite revenir à la maison, pas vrai ? ».

J'hochai lentement la tête dans le but de la rassurer tandis qu'un triste sourire se dessinait sur son visage.

« Je peux commencer alors, reprit-elle après plusieurs secondes de silence, parlons histoires de cur. Non, pas des miennes mais de la tienne. Il y a quelques temps, environ deux mois je dirais, je discutais avec Yuri et Maxime. On ne parlait de rien en particulier et puis, je ne sais plus vraiment comme ça s'est fait, on a commencé à parler d'amour. ».

Il m'était impossible de réellement participer à la conversation. Je voyais bien qu'Emma n'allait pas bien et qu'elle avait choisi la première histoire susceptible de m'intéresser. Elle cherchait à s'assurer que je restais consciente cependant, indirectement, elle voulait sans doute m'avouer quelque chose. Je la fixai d'un regard se voulant chaleureux ce qui l'encouragea à poursuivre. Elle ne faisait que de courtes phrases et n'attardait sur aucun détail. Son regard avait beau être posé sur moi, il ne reflétait rien et gardait un aspect vitreux. Elle n'avait aucune envie d'être en ces lieux.

« Je me souviens qu'au bout d'un moment Yuri a déclaré n'aimer personne. Maxime a tout de suite réagi en répliquant que c'était faux. Apparemment, lui, il est au courant depuis longtemps et je suis sûre, qu'à cet instant-là, il savait déjà qui Yuri aime. Pourtant Yuri a continué de nier jusqu'à lui dire de s'occuper de ces affaires. Je n'ai pas vraiment compris pourquoi mais Maxime a immédiatement arrêté. Il a juste rougi sans plus rien dire. Sauf que je voulais savoir si Yuri était vraiment amoureux de quelqu'un alors je lui ai posé la question. D'ailleurs, il m'a répondu. Enfin presque. Il m'a regardé et a rétorqué de toute manière cette fille ne pourrait jamais sortir avec lui car elle est malade. C'est là que j'ai compris qu'il parlait de toi. Je me suis mise en colère. Il m'a expliqué que, d'après lui, tu avais des priorités et pas de temps pour un petit-ami. Mais, ça ne m'a pas calmé. Je ne vois pas pourquoi il devrait déterminer à ta place si tu peux être en couple ou non. Je lui en veux beaucoup. Il n'a pas à te traiter différemment en prenant ta maladie comme prétexte. Dis Séléna... Est-ce que tu l'aimes, toi ? ».

Je n'esquissai pas le moindre mouvement, me contentant seulement de l'observer. Si les mots ne pouvaient pas l'exprimer, j'espérais que mes yeux lui transmettaient tout ce que je ressentais.

Comment être sûre d'un sentiment dont on ignorait tout ? Je ne savais pas si j'aimais le garçon aux cheveux châtains de cette manière. Je ne m'étais penchée sur la question, à vrai dire, l'idée ne m'avait même pas effleurée. Je me doutais depuis longtemps que le fait d'être malade m'handicapait au quotidien. Un soupir fatigué passa la barrière de mes lèvres tandis que mes paupières se fermaient à moitié. Il y avait encore tant de choses que je ne connaissais pas et d'autres que je n'avais pu faire.

Un tumeur aux poumons. Initialement, je n'avais été porteuse que de cette maladie. Je détestais ce nom. Il sonnait comme celui d'un terrible meurtrier dont le couteau était placé sous ma gorge, l'enfonçant peu à peu dans ma peau pour me voir souffrir aussi longtemps que possible. Cependant, j'avais beau me plaindre, je savais que je pouvais être caractérisée de chanceuse. Il existait deux sortes de tumeurs. La mienne, dite bénigne, ne s'étendait pas à d'autres organes que celui où elle était logée au contraire des tumeurs malignes. Ma chance résidait en ce seul fait. Je me souvenais que, durant des années, on avait cherché à l'éliminer mais aucun traitement n'avait fonctionné. A force d'accumuler les échecs, un effet secondaire était apparu et une pneumonie s'était déclarée dans mon corps alors même que je n'étais pas guérie de mon premier mal. Rien n'avait semblé pouvoir me soigner alors, n'ayant plus suffisamment de foi envers ces méthodes, on m'avait proposé une opération. Il avait s'agit d'une chirurgie ayant consisté à découper la partie touchée de l'organe afin de vaincre la tumeur. Ensuite, je n'aurai qu'à prendre des antibiotiques pour lutter contre l'infection pulmonaire développée durant ma convalescence. Je m'étais faite opérée en Février. Depuis cet événement, tout m'avait paru aller bien, alors, pourquoi étais-je dans cet état actuellement ? J'avais l'impression que tout s'éloignait de autour de moi. Mes oreilles bourdonnaient et les bruits aux alentours me paraissaient lointains. Les yeux mi-clos, je n'entrevoyais plus que ma demi-s½ur qui, silencieuse, me couvait d'une extrême douceur. L'information portant sur le fait que ma main se trouvait enveloppée de celle d'Emma était présente dans mon cerveau mais, physiquement, je ne percevais plus ce contact. Les seuls choses dont mon corps avait encore conscience se révélaient être qu'il avait terriblement froid et que le sommeil, dans lequel il semblait vouloir se plonger, était perturbé par un bruit régulier et incessant et des voix que je n'avais pas encore entendues aujourd'hui.

« - S'il te plaît, ma chérie, il faut que tu lâches ta sur, ça va aller...
- Non, sanglota la blonde, je ne veux pas la laisser... C'est que des mensonges tout ça ! Comme quand ils ont dit qu'ils l'avaient sauvée !
- Ecoutez, nous avons fait une erreur. Nous avons bel et bien extrait la terreur que nous vision mais nous avions écarté à tort l'éventualité qu'une seconde se soit logée sur son autre poumon. Ajoutés à cela sa pneumonie et son effort physique récent... Il faut que vous sortiez du bloc opératoire...
- Non ! ».

Machinalement, je força mes paupières à se soulever quelque peu et découvris le visage de ma meilleure amie inondé de larmes, ses parents à ses côtés. Quand elle remarqua ma présence, je lui offris ce qui ma paraissait être un fade sourire. Sa mère finit par lui agripper le bras pour l'entraîner vers la sortie et la jeune fille en larmes commença à céder.

La vie ne ressemble en rien aux contes de fées. Je ne savais toujours pas pourquoi. Peut-être qu'elle en serait moins intéressante ? Ou alors, qu'il était impossible de déterminer avec exactitude qui était bon et qui était mauvais ? Désormais, je n'avais aucune réponse, seulement un sourire.

« Maman... Papa... Grande s½ur... Même sans réponse, je suis contente... J'ai vraiment aimé vivre avec vous... Merci... » pensai-je en les voyant s'éloigner.

Mes paupières se fermèrent lentement, me plongeant dans un noir définitif. A cet instant, une unique idée me traversa l'esprit. J'avais souvent entendu que, lorsqu'une personne mourait, sa vie défilait devant ses yeux. Cependant, moi, je ne vis que cette dernière année que j'avais vécue.

Chapitre 43 (fiction 1)

Bonjour à toi, cher visiteur. Si tu lis ces lignes, c'est que tu es arrivé à la fin de la première fiction que mon monde avait à t'offrir. J'espère qu'elle t'a plu et je t'invite à me donner ton avis. Il peut être positif ou négatif et porter sur ce que tu souhaites. Qu'il porte sur les personnages, l'histoire en elle-même ou même la mise en page, il m'intéresse et je suis curieuse de le lire.

J'ai passé deux ans à travailler sur cette histoire. J'en suis assez fière mais pas totalement. J'ai parfois l'impression d'avoir consacré trop de temps à certaines actions. Je pense qu'on peut aussi voir que ma manière d'écrire à évoluer en deux ans. Je peux dire que j'ai pu progresser et évoluer dans ce domaine. C'est pour cela que je ne changerai en rien les premiers chapitres de cette histoires, même s'ils paraissent plus brouillons que les suivants. Je me contenterai de les corriger et de peut-être en changer la mise en page.

Pour cette fiction, je ne sais pas vraiment qui remercier. Des lecteurs ont abandonné leur lecture et d'autres n'ont été que de passage. Je m'attendais un peu au fait que cette histoire n'attire pas autant de regards que d'autres mais j'ai voulu la mener jusqu'au bout. C'était une chose très importante pour moi car je suis naturellement du genre à me lasser très vite. L'avoir finie relève de l'exploit à mes yeux.

J'ai déjà commencé à écrire une autre fiction. Le style sera complètement différent. Elle s'appelle Souvenirs éparpillés et le défi de celle-ci, autre que de la terminer, sera sûrement un peu plus complexe qu'ici. J'espère qu'elle t'intéressera autant que moi ! A la prochaine !

Tags : fiction 1 - une dernière année - chapitre 43 - mot d'auteur

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Comments :

  • steanne

    03/11/2017 at 6:17 PM

    OokamyShiroi wrote: "merchiiiiii"

    De riiiiieeeen ^^

  • OokamyShiroi

    03/11/2017 at 6:16 PM

    merchiiiiii

  • steanne

    03/11/2017 at 5:25 PM

    OokamyShiroi wrote: "bah disons que comme j'ai dans l'idee de peut etre faire de cet ecrit un livre et meme si c est que les premieres versions des chapitres si qqun me les pique je suis un peu mal moi "

    Ah oui, je comprends. C'est vrai que même si tu as les droits d'auteur et l'interdiction de plagiat, certains n'hésitent pas à piquer les idées des autres -_-" C'est une bonne idée de vouloir en faire un livre en tout cas, je suis sûre que ça marchera !

  • OokamyShiroi

    03/11/2017 at 4:41 PM

    bah disons que comme j'ai dans l'idee de peut etre faire de cet ecrit un livre et meme si c est que les premieres versions des chapitres si qqun me les pique je suis un peu mal moi

  • steanne

    30/10/2017

    OokamyShiroi wrote: "je verrais pour la poster mais plus en privé celle ci
    je me tate d'ailleurs pour savoir si il est preferable oui ou non que je mette La Fille des Animaux en prive egalement
    "

    Ah bon ? Pourquoi ? Ça ne te convient plus de les mettre en public ?

  • OokamyShiroi

    29/10/2017

    je verrais pour la poster mais plus en privé celle ci
    je me tate d'ailleurs pour savoir si il est preferable oui ou non que je mette La Fille des Animaux en prive egalement

  • steanne

    29/10/2017

    OokamyShiroi wrote: "^^
    moi je fais mon chapitre 13 doucement
    et j'ai une autre idée d'histoire à ecrire aussi
    j espere finir celle que j'ai en tete depuis peu pour noel
    "

    J'ai hâte de lire ton chapitre 13 ;)
    C'est vrai ? Tu comptes la poster ?
    Je te le souhaite alors ! ♫

  • OokamyShiroi

    29/10/2017

    ^^
    moi je fais mon chapitre 13 doucement
    et j'ai une autre idée d'histoire à ecrire aussi
    j espere finir celle que j'ai en tete depuis peu pour noel

  • steanne

    29/10/2017

    OokamyShiroi wrote: "J espere aussi j ai hate de la lire"

    Je vais essayer de commencer à la poster au plus vite.

  • OokamyShiroi

    29/10/2017

    J espere aussi j ai hate de la lire

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