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Chapitre 2 (fiction 1) 25/08/2015


En rentrant, nous sommes passées devant le terrain de sport du collège. Il y avait des élèves qui étaient en train de jouer au football. Parmi eux, il y avait le voisin d'Emma, je croyais qu'il s'appelait Maxime. Il était assez doué. Après les avoir regardés quelques instants, nous sommes définitivement rentrées chez nous. La première semaine de cours passa rapidement. Je commençais à m'habituer à ce nouveau collège et je m'entendais bien avec la plupart des élèves de ma classe. Mon voisin s'appelait Yuri et il me semblait que c'était lui qui m'avait bousculé le jour de la rentrée. Aujourd'hui se serait la première fois de l'année que je raterais les cours de la journée. Ce était pas par plaisir que je le devais mais mes parents insistaient pour que je soit suivie par des médecins pendant toute l'année. Pendant que ma demi-s½ur partait au collège, je partis dans la direction opposée. Je marchais d'un pas rapide jusqu'à ce que je sois arrivée devant un grand bâtiment qui était séparé en plusieurs compartiments. Devant, il y avait une pancarte où on pouvait lire :

« Hôpital. A droite : renseignements et soins.
A gauche : urgences. ».

Après être passée à l'accueil, pour expliquer la raison de ma venue, je m'installai calmement dans la salle d'attente. D'habitude l'attente durait autour d'une heure mais comme il n'y avait pas beaucoup de monde aujourd'hui ils prirent en charge assez rapidement. Je pus sortir vers 15h00. Il commençait à faire froid, j'avais les joues rouges et j'avançais lentement tout en pensant à autre chose. Au bout d'un moment, j'entendis quelqu'un m'appeler. Je me retournai au premier appel et vis Yuri qui s'approchait de moi sur son skateboard. 

« - J'arrive pas à croire que tu sèches les cours, me dit-il de manière directe en arrivant.
- En fait j'avais juste un rendez-vous. Et toi?
- Je devais aller voir mon père.
- Ah bon. ».

Des filles de la classe m'avaient raconté que les parents de Yuri avaient divorcé il y avait longtemps. Je préférais ne pas lui poser de questions sur sa famille. On marcha un peu ensemble en discutant un peu. Au premier croisement de rue, il prit un autre chemin que moi. Ce soir, Emma m'aida à rattraper une partie des cours de la journée ; nous n'avions pas le temps de tout faire. Elle me raconta ce qui s'était passé d'intéressant aujourd'hui.

Le lendemain, je retournai au collège comme si je n'avais jamais raté les cours. Certaines personnes me demandaient pourquoi j'avais été absente et je répondais toujours que j'avais eu un rendez-vous. Pourtant, je savais que je ne pourrais pas leur dire ça à chaque fois que je raterais les cours. Je devrais trouver autre chose à leur répondre mais pour l'instant cette excuse devrait suffire. J'avais l'impression que le temps passait au ralenti pendant toute la matinée. Finalement, la cloche sonna l'heure du déjeuner. Certains élèves rentrèrent chez eux mais Emma et moi devions rester car nous mangions une fois par semaine. Nous mangeâmes toutes les deux et, une fois que nous avions terminé, nous nous levâmes pour déposer nos plateaux et aller dans la cour en attendant que la cloche sonne. En passant, Emma avait dû légèrement bousculer une élève d'une autre classe. Elle s'excusa mais quand elle voulut continuer son chemin la fille l'attrapa par son col pour la retenir. Ma demi-s½ur posa son plateau sur la table vide la plus proche et se retourna en soupirant vers elle. La fille commença tout de suite à lui crier qu'elle ne savait pas qui elle était, qu'elle devrait la laisser passer comme sur un tapis rouge,... Mais Emma ne voulut pas la laisser aller plus loin et attrapa son verre d'eau, encore rempli, sur son plateau et, avec une lueur de défi dans le regard, lui balança son contenu à la figure. La fille était rouge de colère et son mascara coulait sur ses joues. Emma m'attrapa par la bras et nous sortîmes précipitamment avant qu'elle n'ait pu répliquer. Un peu plus tard, dans la cour, Yuri et Maxime vinrent nous voir avec un grand sourire.

« - C'était trop génial ce que tu as fait à Liza tout à l'heure, dirent-ils en arrivant.
- Tu parles de la fille qu'on a vu à la cantine ?
- Oui c'est elle. ».

Ils nous ont raconté qu'elle était si en colère qu'elle s'était mise à crier sur tout le monde et qu'elle avait promis qu'elle essayerait de se venger mais qu'il ne fallait pas la prendre au sérieux car elle aurait bientôt tout oublié. Pourtant, je voyais Liza, au milieu de ses amies, qui nous regardait avec un regard noir

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Chapitre 2 (fiction 2) 01/01/2018

Chapitre 2 (fiction 2)

Je n'avais pas parcouru trois mètres que je sentis une main se poser sur mon épaule. Il s'agissait de l'homme ayant pansé mes plaies. Je me stoppai instantanément et lui fis face. Il ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais se ravisa bien vite. Il semblait étonné. Il avait dû s'attendre à ce que je sois en colère or il  n'y avait aucune once de ranc½ur chez moi. Pourquoi leur en aurais-je voulus ? Certes, leurs intentions me paraissaient horribles, cependant, elles n'en restaient pas moins légitimes. Après tout, je me trouvais sur leur territoire. Ils étaient maîtres de ces lieux et pouvaient agir comme ils le voulaient. Je n'avais pas le pouvoir de les influencer dans leurs décisions.

« Si j'ai le choix entre être enfermée et être chassée, je préfère encore la seconde option, avouai-je. »

Je voulus ensuite reprendre mon chemin mais l'homme resserra son emprise sur le haut de mon bras afin de me faire comprendre que je ne le devais pas. Il jeta un regard à l'habillé de noir, sans dire un mot. Intriguée par son comportement, je l'imitai. Je vis que cette personne, ayant été méprisante à mon égard, me fixait. Son regard allait de mes pieds nus à mes cheveux en bataille, passant par mes jambes bleuies, la courte robe blanche avec laquelle on m'avait vêtue durant mon sommeil et mon visage parfaitement neutre. Il plissa le nez et me fit signe de m'approcher.

« Non, n'avance pas. Rien ne te force à lui obéir. »

J'hoquetai de surprise à l'entente de cette voix féminine. Ignorant l'ordre silencieux que m'avait donné l'inspecteur, je me mis à observer les alentours en quête de la femme venant de parler. Cependant, en dehors des deux hommes ayant assisté à mon réveil et moi-même, il n'y avait personne. Je ne comprenais pas. J'étais sûre d'avoir entendu quelque chose. Une voix ferme mais remplie de malice. Où se trouvait sa propriétaire ? Le couloir était de telle manière que, si une quatrième personne nous avait rejoint et s'était adressée à moi, elle aurait forcément été à ma portée.

« Qu'est-ce qu'il vous arrive, encore. Approchez donc.
- On me dit de ne pas le faire.
- Qui ça ?
- Cette femme qui vient de parler. »

A la manière dont il avait posé sa question, il n'était pas difficile de deviner que j'avais été la seule à entendre cette voix. Il aurait été logique que l'un des deux adultes me le reproche ou me considère comme étant folle. Malgré cela, ils ne firent rien de tout cela. Ils se fixaient simplement. L'un semblait gêné de la situation tandis que l'autre se retrouvait soudainement au comble du soulagement. Après plusieurs secondes de silence, le médecin déclara à voix à peine audible que je ne devais pas m'inquiéter de cette présence sonore, qu'elle n'était que le résultat d'une séquelle à mes blessures. J'acquiesçai d'un mouvement de la main. Je voyais bien qu'il paraissait regretter ses paroles. Au même moment, un grognement de mécontentement retentit dans ma tête et un murmure de révolte s'en suivit. J'en étais si absorbée que je ne remarquai pas le déplacement de l'inspecteur. Aussi, je fus surprise de le découvrir juste devant moi en train de me faire une proposition étrange venant de lui.

« Bien ! Puisque vous avez réellement perdu la mémoire, je vais vous raconter ce que nous savons et vous compléterez si nécessaire. »

J'allais lui rétorquer qu'il aurait pu m'expliquer la raison qui le poussait désormais à me croire alors qu'il n'y avait pas dix minutes, il parlait de mettre dehors mais il ne m'en laissa pas le temps.

Il y avait moins de deux jours, des cousins lointains du médecin étaient venus lui rendre visite. Pour cette occasion, la famille réunie avait organisée un pique-nique au bord du fleuve d'une plaine. Cet endroit ayant déjà été le théâtre de nombreux accidents dus aux débordements du cours d'eau, ils n'étaient pas restés sur place très longtemps et étaient partis tôt dans l'après-midi. Alors qu'ils avaient été sur le chemin du retour, la fille de l'homme soignant avait remarqué avoir oublié quelque chose au bord du fleuve. Elle avait tant pleuré et crié que son père avait accepté d'y retourner avec elle pour récupérer l'objet. Cependant, une fois sur les lieux, ce n'avait pas été lui qu'ils avaient vu sur le sol boueux mais moi. Vêtue d'une multitude de vêtements sales et déchirés, plusieurs blessures ayant parsemé mon corps et une inconscience dont on n'avait pu me sortir, j'avais eu tous les attributs d'une morte. Ayant constaté que ça n'avait pourtant pas été le cas, ils avaient tout d'abord appeler d'autres personnes afin de recevoir de l'aide. Puisqu'ils n'avaient obtenu aucun résultat, même en ayant été plus de quinze, et que la nuit avait commencé à tomber, on m'avait transporté jusqu'au village d'où ils venaient tous. Celui-ci se nommait Ewakia.

Son récit achevé, l'homme ne fit de plus que de sourire d'une étrange façon. Mes muscles se crispèrent dès l'instant où ses lèvres s'étaient relevées. Ce sourire mensonger m'agaçait. Il était vrai que, jusqu'à présent, aucune facette positive ne s'était détachée de l'inspecteur. Ce rictus aurait pu n'être qu'un détail au milieu de tous ses mauvais aspects mais ce qu'il provoquait en moi était différent de ce que j'avais ressenti auparavant. La pensée absurde qu'il cherchait à me manipuler me traversa l'esprit. Refoulant cette idée d'un bref mouvement de tête, je me focalisai à nouveau sur l'homme en blanc. Il n'avait point prononcé de parole depuis tout à l'heure et gardait encore cet air mal à l'aise. Quand je le questionnai sur ce fait, il ne répondit pas et alla même jusqu'à fuir mon regard. Je n'insistai pas et lui demandai plutôt s'il était possible que je rencontre sa fille. Bien qu'un peu surpris, il accepta sans condition.

De retour dans la petite pièce, je m'étais installée devant une glace et tentais inlassablement de démêler mes cheveux à la main. Cependant, les n½uds  étaient complexes, ce qui ne m'arrangeait en rien. Alors que je soupirais pour la énième fois, ma main droite se retira de ma chevelure avant de retomber lourdement. Je n'arriverai à rien en continuant de la sorte. Comme j'observais l'étendue des dégâts grâce au miroir, j'en profitai pour observer mon corps une nouvelle fois en m'attardant sur mes jambes. Quelque chose n'allait pas avec ces dernières. Je les pliai, les tapotai, les secouai, écartai même la plaie se situant sur l'une d'elles de quelques millimètres puis compris. Elles ne me faisaient plus mal. Cela allait encore plus loin : elles étaient désormais imperméables à toutes sensations. Étrange. Quand je m'étais réveillée, j'avais pourtant ressenti une douleur à cet endroit.

« Crois-tu réellement que tu aurais été en mesure de marcher sans cela ? »

J'avais bien compris que ces paroles n'étaient que le fruit de mon imagination. J'aurais beau parcourir la zone du regard, fouiller cette salle de fond en comble ou encore perdre plusieurs minutes à appeler quelqu'un, rien ne changerait. Malgré cela, je ne pouvais m'empêcher de me dire que cette voix était particulière. Contrairement à celles m'ayant hantée par le passé, elle réagissait à ce qu'il m'arrivait et à ce que je pensais. Elle possédait sa propre conscience. Je lui trouvais un côté rassurant, elle me donnait l'impression d'être moins seule.

« Tu dois bien être la seule à ne pas avoir peur de moi. »

Curieusement, ces mots sonnèrent comme si l'ombre d'un sourire avait étiré les lèvres les ayant prononcés. Cet être, sûrement imaginaire, rétorqua, qu'au lieu de me faire ce genre de réflexions idiotes, j'aurais mieux fait de la remercier. Elle prétendait que sans son action actuelle mes souffrances seraient insupportables. Je ne répliquai pas, restant simplement songeuse à ce qu'elle venait de dire. Je réalisai que je vivais une trame à l'allure illogique dont le dénouement semblait reposer sur quelque chose ou quelqu'un hors de portée. Les bras ballants et le regard vide, je tentai de résoudre l'impossible.

Cela dura un temps indéfinissable. Ce fut le grincement de la porte qui me ramena à la réalité. M'étant tournée vers celle-ci, je vis qu'une petite fille d'une dizaine d'années venait d'entrer. Toute souriante, elle était habillée à la manière d'une princesse de conte. Laissant de côté sa robe rose et blanche, cette impression était donnée par ses cheveux blonds relevés en deux couettes maintenues par d'adorables rubans, ses deux yeux bleus clairs et le petit panier d'osier décoré de fleurs en papier qu'elle tenait à deux mains. Derrière elle se tenait le médecin mais toute mon attention se portait sur l'enfant. Les premières paroles de cette dernière furent que j'étais beaucoup plus jolie sans toute cette boue qui m'avait recouverte. Elle ajouta tout de même qu'elle allait s'occuper des derniers détails qui paraissaient la gêner. Sans que je puisse en savoir plus sur ses intentions, elle posa son fardeau et en sortit une pile de vêtements surmontée d'une brosse à cheveux. Lorsque je voulus m'approcher pour l'aider, elle m'arrêta et me demanda de ne pas bouger. Elle s'installa alors sur le sol, les affaires sorties et éparpillées devant elle, et d'un mouvement de la main fit apparaître une plaque qui tomba lentement sur ses genoux. L'enfant aux iris bleus saisit ce morceau de cristal et se mit à pianoter sa surface. Dès lors certains objets de la pièce s'illuminèrent d'une pâle lumière. Parmi eux, on pouvait évidemment compter ce que la petite avait apporté. Avec l'autorité d'un capitaine, elle m'ordonna de m'asseoir dos au lavabo. Tandis que je m'exécutais, le père de famille, voyant mon incompréhension, m'expliqua que sa fille pouvait avoir un contrôle total sur une zone donnée. A partir du semblant d'écran de verre qu'elle tenait, elle manipulait tout être inanimé à la portée de son pouvoir. A peine eut-il fini de parler qu'une serviette vint d'elle-même maintenir mes cheveux au-dessus du lavabo tandis que la douchette et divers produits s'activaient à les laver. Cela ne prit pas plus de quinze minutes. la brosse les succéda sans attendre que mes mèches sombres sèchent. Je n'eus pas le temps de m'en plaindre. En effet, la fillette ne souhaitait pas s'arrêter là et, suite à un flash lumineux, je me retrouvai habillée d'une simple tunique bleue ciel, d'un veston à l'allure nacré assorti à un pantalon blanc. Le tout était complété par plusieurs rubans et volants parsemant le haut ainsi que par des souliers gris clair.

« En fait, tu joues à la poupée en grandeur nature, commentai-je.
- Oui, s'extasia l'enfant, j'adore les poupées ! D'ailleurs, j'ai pas retrouvé la mienne...
- C'est ça que tu avais oublié au fleuve ? »

Elle ouvrit la bouche pour acquiescer mais aucun son ne sortit. A la place, se furent des larmes qui coulèrent le long de ses joues roses. Sans crier gare, elle éclata en sanglots. Toute chose lévitant autour de nous atterrit lourdement. Ne sachant que faire, je cherchai le médecin du regard mais ne le vis pas. Il avait dû partir quelques instants. Je ne pris pas la peine d'essayer d'en trouver la raison, cela ne m'aurait pas aider. Instinctivement, je m'approchai de la petite et m'accroupis face à elle. Il ne lui en fallut pas plus pour qu'elle se blottisse contre moi, lâchant sa plaquette transparente qui disparut sur le champ. A cet instant, mon c½ur se serra.

« C'était... C'était ma maman qui m'avait donné... cette poupée... Je suis sûre... qu'elle me déteste de l'avoir perdue ...
- Ridicule, lui murmurai-je en passant mes bras autour d'elle, une mère aimera toujours son enfant quoi qu'il puisse faire. Elle te chérira toute sa vie, n'en doute. Et puis, sans toute cette histoire, je ne serais pas là en ce moment. Alors, merci. Merci d'avoir oublié ta poupée ce jour. C'est en partie pour te dire ça que je voulais te rencontrer.
- En partie ? , reprit-elle après les longues minutes qu'il lui fallut pour se calmer et se raisonner, moi, je t'aime bien ... tu as les yeux qui brillent et... tu me parles comme ma maman... du coup, je t'aiderai toute ma vie.
- Je te fais confiance. J'ai la certitude que tu ne mentiras pas. Tu es une petite fille si gentille. Un peu joueuse mais loin d'être mauvaise. Je ne sais pas comment ça se fait que je sache ça. Dès que ton père m'a parlé de toi, c'était une sorte... d'évidence. S'il te plaît, dis-moi ce qu'il m'arrivera si je reste ici ? »

Chapitre 2 (fiction 2)

Cette mystérieuse voix est-elle réellement une séquelle due aux blessures d'Alice ? Pourquoi le médecin a-t-il changé de comportement si soudainement ?
L'impression d'être manipulée par l'inspecteur est-elle fondée ?
Quelles sont les raisons qui poussent Alice à avoir autant confiance en une enfant qu'elle ne connaît pas ?
Qu'arrivera-t-il à la jeune fille si elle reste à Ewakia ?

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